put*** de vie
Ce matin, j'ai échangé avec une amie (pas une copine non non, une personne que je considère comme une amie, c'est différent) quelques mails qui parlaient de tout, de rien... entre autre de mon opération à venir, et des enfants. Mails qui m'ont fait réfléchir...
D'abord les enfants... c'est vrai que ces 2 dernières années, ils ont galéré... mon crabe, le divorce.
Paroles de mon fils "maman, je ne veux pas que tu te fasses opérer, que tu deviennes mince" - "tu préfères garder une maman grosse?" - "mais t'es pas grosse maman". Il a peur que je ne me réveille pas de l'opération... mais je lui ai dit que bien sûr que si, j'allais me réveiller, et que c'était pour être une maman comme les autres que je le faisais. Mais bon, pas facile à comprendre pour un enfant.
C'est vrai qu'ils en ont bavé, ces derniers temps, mes nains chéris... Ils sont formidables, même si parfois trèèèès énervants... mais au moins, ils sont pleins de vie, on ne va pas se plaindre hein!!!
Mon opération ensuite... Pour ceux qui me suivent depuis peu de temps, je résume: cancer du sein, différents traitements, et ablation car rechute pour couronner le tout... Donc en septembre, je me fais opérer pour une reconstruction... Un mail de ce matin de la personne ci-dessus me demandait si je stressais... non, pas encore, c'est trop tôt. Puis un mail d'un copain... pareil... pas trop stressée... euh non, ça va... jusque là. C'est encore loin (moins de 3 semaines... un bail non?)
Et des conversations santé sur le temps de midi... du coup, mes collèguEs viennent à parler de mon cas... et là, oui je stresse. Je me rends compte qu'il ne reste que 20 jours avant le jour J!
Donc là, oui je commence à stresser. Pas si je vais me réveiller... Ca, ça va de soi... mais peur du résultat (même si je sais que les premières semaines, voire les premiers mois, le résultat ne sera pas parfait vu qu'il faut prévoir 3 opérations au total), peur de l'après, peur de diverses 'petites' choses...
Pour ce qui est du divorce, ça, je le vis bien, j'avoue... au moment même, j'en ai bavé, suis tombée de haut. Mais avec le recul, je me dis que si je m'en suis si vite remise, c'est que l'amour n'était peut-être (certainement) plus au rendez-vous. Et là, je me sens bien, soulagée, libre, épanouie, même si j'avoue qu'un homme de temps en temps, ça manque... mais pour des petites choses, de la tendresse, des bras qui vous prennent, des câlins... Pour le quotidien, j'avoue que je m'en passe relativement bien... Et apparemment, pour les enfants, ça passe aussi... ou du moins, ils ne montrent pas si ça les attriste, blesse, gêne. Sauf des fois le petit qui dit qu'il préfèrait "quand on était pas divorcés - ce sont ses mots". J'ai beau lui dire que la séparation, c'est juste entre son papa et moi, que eux, on les aimera toujours autant, que c'est mieux maintenant que quand on se disputait tout le temps, c'est vrai que c'est pas évident... c'est 'notre' divorce... mais bon, cela passera, j'en suis sûre!!!
Mais bon, rassurez-vous, avec ce post et celui d'hier, je vais bien... mon moral est bon... mais en ce moment, je réfléchis pas mal...
Par superlolo, Mardi 21 Aout 2007 à 20:19 GMT+2 dans Galère (article, RSS)

sache déjà que je serai de tout coeur avec toi ... et pour le divorce tu sais bien ce que j'en pense nous sommes sur la même longueur d'ondes 





